Une petite fille facho qui joue de ses désirs et de son identité
Vous saviez que Nico était raciste, pour ne pas dire plus, mais imaginiez assez mal Kraftwerk et les Velvet cohabiter, sous le nom de "Evangiles", avec le volksführer Léon Degrelle et autres apologies de Jeanne d'Arc ?
Alors j'ai une adresse pour vous.
Un blog d'une femme à l'âge indéterminée.
Elle pourrait avoir 50 ans, ou bien 19. Elle pourrait même ne pas trop être une femme ; c'est qu'on s'imagine tellement de refoulements chez ces gens-là que les pires contradictions ne deviennent pas impensables.
Je l'imagine le cul serré sur sa chaise, s'imaginant Wonder Woman l'épée à la main, trucidant toute une large population qui est celle qu'elle ne connaît pas, soit tout le monde sur cette terre. A commencer par ceux qui ne lui sont pas trop loin, et d'un niveau "social" semblable, ses subjectivement plus proches compagnons de haine. Je l'imagine s'imaginant.
Elle en devient touchante, attendrissante. Je regarde son blog environ une minute trente, si l'on excepte les vidéos, et pour un peu presque, je l'aimerais.
Ces personnes qui parlent d'elles-mêmes, mais de façon détournée. Et sans trop s'en rendre compte, en plus, comme prises au piège d'une pieuvre inconsciente, un peu d'encre finissant par noyer le tout.
Fachos inoffensifs à force d'être rétrogrades, lourdingues, caricaturaux. Au fond je suis sûr qu'elle a bon fond, je veux dire : que ses motivations ne sont pas socio-économiques, ni de tout en haut, ni de tout en bas. Manque quelques miroirs favorables, et un homme probablement. Je suis sûr qu'elle est même sensible (peut-être pas au point de publier de commentaire, quand même, ce qui n'est pas automatique : il faut encore qu'elle le valide ; d'ailleurs il n'y a aucun commentaire visible sur le blog...).
Inutile de dire que c'est quelqu'un que j'aimerais beaucoup rencontré. Un peu comme ces vieux meubles, dans les boutiques d'antiquaires : ça rassure, ça arrête le temps, grâce à ce simulacre de passé ; pourtant pas apaisé, ses tensions même font partie du spectacle ; sans angoisse ni peur, ni même aucun ennui.
Ma faiblesse envers les "petites filles" finira par me perdre.
Mais je vous laisse découvrir son blog :
http://zeroines.blogspot.com/
PS : malheureusement, ce que j'aurais à reprocher aux filles d'extrême-droite, c'est, comment dire ?... Elles... elles ne sont pas belles.
Alors j'ai une adresse pour vous.
Un blog d'une femme à l'âge indéterminée.
Elle pourrait avoir 50 ans, ou bien 19. Elle pourrait même ne pas trop être une femme ; c'est qu'on s'imagine tellement de refoulements chez ces gens-là que les pires contradictions ne deviennent pas impensables.
Je l'imagine le cul serré sur sa chaise, s'imaginant Wonder Woman l'épée à la main, trucidant toute une large population qui est celle qu'elle ne connaît pas, soit tout le monde sur cette terre. A commencer par ceux qui ne lui sont pas trop loin, et d'un niveau "social" semblable, ses subjectivement plus proches compagnons de haine. Je l'imagine s'imaginant.
Elle en devient touchante, attendrissante. Je regarde son blog environ une minute trente, si l'on excepte les vidéos, et pour un peu presque, je l'aimerais.
Ces personnes qui parlent d'elles-mêmes, mais de façon détournée. Et sans trop s'en rendre compte, en plus, comme prises au piège d'une pieuvre inconsciente, un peu d'encre finissant par noyer le tout.
Fachos inoffensifs à force d'être rétrogrades, lourdingues, caricaturaux. Au fond je suis sûr qu'elle a bon fond, je veux dire : que ses motivations ne sont pas socio-économiques, ni de tout en haut, ni de tout en bas. Manque quelques miroirs favorables, et un homme probablement. Je suis sûr qu'elle est même sensible (peut-être pas au point de publier de commentaire, quand même, ce qui n'est pas automatique : il faut encore qu'elle le valide ; d'ailleurs il n'y a aucun commentaire visible sur le blog...).
Inutile de dire que c'est quelqu'un que j'aimerais beaucoup rencontré. Un peu comme ces vieux meubles, dans les boutiques d'antiquaires : ça rassure, ça arrête le temps, grâce à ce simulacre de passé ; pourtant pas apaisé, ses tensions même font partie du spectacle ; sans angoisse ni peur, ni même aucun ennui.
Ma faiblesse envers les "petites filles" finira par me perdre.
Mais je vous laisse découvrir son blog :
http://zeroines.blogspot.com/
PS : malheureusement, ce que j'aurais à reprocher aux filles d'extrême-droite, c'est, comment dire ?... Elles... elles ne sont pas belles.
5 Comments:
"c'est quelqu'un que j'aimerais beaucoup rencontré
-->RencontreR
Quelles erreurs bête l'on peut bien faire lorsque le coeur s'emballe...
Mais il est vrai que s'il existe des règles pour nous permettre d'être ensemble, leur observation ne saurait admettre la moindre tolérance, et plus encore même, il est du devoir de chacun de se mobiliser entièrement pour les faire prévaloir en toutes circonstances.
Jusqu'à ce qu'ennuie s'ensuive.
Je ne connais pas l'ennuie...
Vous aussi Night Bird ?
Les relations entre humains n'ont rien de naturel. La culture, l'artificiel de ces relations, n'est pas beaucoup pas repérée, qu'ils soient intégrés au jeu du dispositif relationnel, ou, pour les plus naïfs, qu'ils soient projetés dans l'évidence, dans "l'authenticité", de cette relation. L'horreur de la culture à cet endroit est de n'accepter aucune extériorité.
Le sociopathe, soit l'antonyme d'humain, lui, qu'il en soit malade ou qu'il s'agisse d'un plaisir, passe régulièrement son temps à mettre le doigt sur cette interface culturelle, la posant en question, la raillant, la dénigrant, la posant de manière péremptoire et maniaque, faisant des remarques normatives, prescriptives. Fasciné, harnaché à cette interface, il ne cesse pourtant de se vouloir par rapport à elle dans l'extériorité. Pris entre deux feux, il est pour le moins damné. Il a beau s'efforcer de se manifester, il disparaît entre deux images, entre deux temps, quand bien même son cri, qu'il pourrait croire être celui d'un fou, se perd dans le néant indifférent. Ses interventions ne sont pas plus qu'un bref grésillement. L'indifférence qu'il voit se peindre sur les visages à son égard ne font que refléter leurs considérations sur le lieu où il se tient.
Si le sociopathe n'établit pas comme lieu le non-lieu où il se tient, cessant de s'inscrire dans un rapport de dépendance à l'égard de ce qu'il, pour ainsi dire, grésille, sa perte est irrémédiable, et pour tout dire, souhaitable.
Ses gesticulations consistant à grésiller bêtement ne visent qu'à attirer les regards sur son effroyable non-lieu, en appelant à la clémence, à la pitié. Ce qui peut aussi indiquer une incapacité totale à comprendre ce qu'il entend, ce qu'il lit, ce que d'autres humains lui expriment, même non intentionnellement, non personnellement.
La bêtise du sociopathe s'avère alors profondément affligeante, ennuyeuse, et c'est pourquoi il est libre d'agir, de s'exprimer, de grésiller ce que bon lui semble. Mais si la moindre dangerosité devait advenir venant de lui, la plus totale absence de pitié dans le châtiment est nécessairement requise.
C'est très mal écrit, ni inspiré ou inspirant.
Les éducations nationales du web et autres verbeux inquiets ont de beaux jours devant eux...
Enregistrer un commentaire
<< Home