29.1.07

Voiles virtuels

Curieux ces gens (des filles surtout) qui disent vouloir connaître les autres mais qui ne leur posent pas de questions. Ecouter, peut-être, entendent-elles. L’autre parle parce qu’elles ne parlent pas, et peut-être croient-elles que c’est ce qu’il y a à écouter… C’est le vieux jeu de la séduction, rien de plus. En fait elles n’écoutent pas, elles reçoivent les paroles, et s’il y a plutôt quelqu’un qui parle, c’est elles, quand il y a des questions auxquelles elles se mettent à répondre… Pour peu qu’en face d’elles l’autre ne cherche pas à les séduire mais à les écouter… Quiproquo dans les deux cas. Rien, ça me fait juste rire. Jouant sur les deux tableaux.

Le chant du corps

Voilà Nicolas Reeves, un québécois, qui nous joue le chant des nuages : http://www.telerama.fr/internet/B060908001188.html

J’t’explique. Il y a un gros laser et son télescope, qui regardent le nuage, et le traduisent en son, des sons que joue une harpe numérique, des sons d’instruments de musique classique traditionnels comme des sons de la nature récoltés dans le nord du Québec.

Soit. Relier la nature et les nuages autour du numérique, fallait tout de l’éther numérique (ou une musique concrète ?), fallait tout de même le faire.

Je n’apprécie pas trop, mais ça ne tient qu’à moi. Peut-être avec un gros orage, peut-être… D’ailleurs un jour, ils ont branché le laser sur des nuages d’orage, livrant bataille au-dessus d’un public allongé. Reeves raconte que c’était génial, mais qu’ils avaient oublié que les orages peuvent être fatals aux ordinateurs, et après quelques coupures de courant…

L’idée n’est exactement de faire de la musique avec les nuages, mais plutôt comme si c’était une pièce jouée par le nuage seul. A la fois acteur, témoin, instrument, ou chose comme le dit Reeves, le nuage est une matière transformée en sons.

Je ne connais pas grand-chose, aussi peut-être la même chose existe-t-elle avec le corps ?

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